Bien avant que l’animateur Serge Vleminckx tonne le célèbre « Carrrl Carrrrrmoni » au Défi Mini-Putt, l’histoire de ce patronyme très inhabituel commence presqu’un siècle plus tôt en 1900 à Catanzaro, une province italienne de la région calabraise.
Ortenzio Giacomo Cardamone, adolescent de quinze ans, embarque à bord du paquebot « The Manila » pour la longue traversée qui le mènera en Amérique. Son père y a émigré deux ans après sa naissance avec ses trois frères et sœurs, alors que sa mère demeure toujours en Italie.
Bien que la rumeur veuille que les fonctionnaires du port d’accueil d’Ellis Island ne parlent que très peu l’italien et déforment donc les noms à consonance étrangère sur les papiers officiels, les recherches modernes tendent à démontrer qu’ils faisaient tout au contraire pour s’assurer de bien comprendre la langue des immigrants dont ils traitaient les demandes. Ils avaient ainsi à leur emploi de véritables italo-américains, qui pouvaient communiquer aussi parfaitement que possible avec les nouveaux arrivants.
C’est ainsi qu’Ortenzio Cardamone devient un authentique citoyen américain. Il demeure un temps à New-York, puis décide de filer vers le nord en direction de Montréal. Il s’installe dans le quartier ouvrier de Lachine, où il fait la connaissance d’Ida Fortier, de quatorze ans sa cadette, qu’il épouse en 1913 alors qu’il a vingt-huit ans. Sur l’acte de mariage, le prêtre comprend un peu de travers et y inscrit « Ortencio Cardemone ». Ortenzio francise par la suite son prénom en « Hortense ».
Son patronyme italien perdure jusqu’au baptême de leur premier enfant, Mariette, née en 1914. Nul ne sait pourquoi le célébrant change le nom de famille Cardamone en « Carmoni » sur les documents officiels : voulait-il le raccourcir ou a-t-il mal compris l’accent à couper au couteau du paternel ? Par souci d’uniformité familiale, Hortense et Ida s’appellent dorénavant eux aussi les Carmoni. Le deuxième enfant de la famille, Gérard, nait pour sa part en 1915.
Fidèles à la coutume de l’époque chez les catholiques du Québec, les Carmoni fondent une famille nombreuse. Ida accouche d’un bébé par année pendant dix-neuf ans consécutifs. Pour les loger, Hortense leur construit un duplex de ses propres mains au coin de la 10ème avenue et de la rue Provost, toujours à Lachine. À terme, la table accueille vingt et une personnes à l’heure des repas.
Lors du recensement de 1921, le fonctionnaire frappe à la porte numéro 689 de la 10ème avenue et y enregistre dûment la famille qui y habite. Lui aussi confus par le patronyme inhabituel, quoique francisé depuis presque dix ans, il commet une erreur similaire au prêtre ayant célébré le baptême de Mariette. Il inscrit donc Ida « Carmoné », Hortense et leurs enfants sur le formulaire officiel.
Pour sa part, Gérard Carmoni rencontre Aurore Joannette, née dans le quartier de Saint-Henri situé à un jet de pierres de Lachine. Le couple se marie en 1948 et s’installe près de la maison familiale d’Hortense. Ils auront deux enfants : Carole et Carl.
Dès son plus jeune âge, Carl démontre un talent précoce pour les sports. Il patine parfaitement à l’âge de quatre ans. À l’âge de neuf ans, il commence à jouer au hockey dans une ligue inter-école. Son talent est rapidement remarqué, et il se fait recruter en ligue Pee-Wee pour l’équipe du Maroon de Lachine. Il doit laisser tomber ses camarades de la ligue inter-école, car on ne peut jouer dans deux équipes différentes. Dès ses débuts, il préfère jouer au centre, position qu’il conservera jusqu’à la fin de sa carrière.

L’été, lorsque sa saison de hockey est finie, Carl troque les patins pour le bâton de baseball. À l’âge de onze ans, Carl commence sa carrière de frappeur directement au niveau Pee-Wee, d’ordinaire réservé aux joueurs de treize ans et plus, car les niveaux inférieurs pour les plus jeunes n’existent tout simplement pas encore. Cadet de deux ans des autres joueurs du circuit, il passe la plus grande partie de ses matchs sur le banc.
À sa deuxième année dans le circuit Pee-Wee de baseball, il joue une moyenne de cinq manches par année avec son équipe des Cardinals de la ligue Lion. À l’occasion, ils jouent au stade de Lachine, où il fait la connaissance de l’instructeur Yvan Cardinal de l’équipe des Braves de la ligue rivale Richelieu. Celui-ci demande alors si Carl serait intéressé à jouer pour lui. Il lui promet qu’il le fera jouer comme receveur à tous les matchs, donc Carl ne réchauffera plus jamais le banc. Ne faisant ni d’une ni de deux, Carl accepte son offre.
Une fois qu’Yvan Cardinal obtient le transfert de son nouveau receveur, il remplit sa part de l’entente. Carl joue à tous les matchs et prouve à son entraîneur qu’il a eu raison de lui faire confiance. Dès sa première saison, il devient le meilleur frappeur de la ligue en maintenant une excellente moyenne de 0.588.
Dynamisé par son été fructueux au baseball, Carl fait un retour dans la ligue inter-école de hockey, où il termine la saison comme meilleur marqueur.
À partir de 1968, alors qu’il a quinze ans, Carl se voit offrir un emploi de planteur de quilles au salon de son oncle Jean-Louis. À cette époque, il n’y avait pas encore de machines automatisées pour faire cette tâche ingrate; on engage donc typiquement des adolescents. Carl y retrouve son cousin Gilles, avec qui il passe de nombreuses soirées à travailler.

Le travail est ardu : il faut renvoyer la boule au joueur, ramasser les quilles tombées et les replacer après chaque lancer. Typiquement, un planteur manuel travaille sur deux allées simultanément pour 10¢ par partie. À douze joueurs de ligue qui jouent trois parties, la paie est donc de 3.60 $ pour la soirée complète. Les cousins décident d’un commun accord de travailler sur trois allées chacun, ce qui leur permet d’encaisser un généreux 5.40 $. Le propriétaire du salon voit cette entente d’un bon œil, car les cousins font l’ouvrage de trois personnes à eux deux.
Comme ils ont un volume de travail plus élevé que les autres planteurs, les cousins Carmoni prennent un peu plus de temps pour replacer les quilles. La plupart des joueurs tolèrent très bien ce léger contretemps, car ils s’activent comme dix. Cependant, un des joueurs de ligue, appelons-le Derek, est souvent pressé de jouer sa réserve et il lance sa boule alors que Carl ou son cousin Gilles n’ont pas encore fini leur travail.
Pour faire tenir les quilles le temps de les replacer, les planteurs appuient sur une pédale qui relève dix tiges qui aident à les disposer correctement. À chaque fois que Derek lance sa boule trop vite, elle frappe les tiges relevées de plein fouet, ce qui la projette vers la tête de l’un ou de l’autre. Ils manifestent plusieurs fois leur déplaisir en lui hurlant d’attendre qu’il ait fini, mais rien à faire.
Un soir, les tiges projettent la boule directement sur le genou de Gilles. C’en est trop. Écœurés, les cousins empoignent quelques quilles chacun, puis remontent l’allée pour en bombarder un Derek ébahi afin de lui faire goûter à sa propre médecine. Malgré sa carrure imposante de pompier, il bat vite en retraite.
Le sport des quilles rencontrant alors un grand succès, Carl se fait demander par son oncle de travailler l’après-midi et la soirée du mercredi au vendredi ainsi que le samedi matin.
À son retour à l’école le lundi matin, fourbu mais plus riche d’une vingtaine de dollars, il profite de sa fortune durement acquise pour payer le dîner à ses amis, surtout à ses collègues féminines qui n’ont pas apporté de lunch. Il les amène chez Toto Pizzeria, puis commande une pizza et un pichet de Pepsi pour nourrir tout le monde. Il fait sensation, car peu d’étudiants ont autant d’argent que lui.
Dans cet emploi, il apprend vite qu’il peut rendre la monnaie de sa pièce aux joueurs désagréables sans devoir leur lancer des quilles par la tête. Il a ainsi remarqué qu’il peut éloigner très légèrement la quille numéro cinq de la quille numéro un; la géométrie différente mais invisible de l’autre bout de l’allée les prive ainsi l’abat, ce qui lui sert de revanche.
À l’opposé, si une jolie demoiselle se présente devant lui, il lui suffit d’avancer cette même quille numéro cinq afin de transformer par magie la joueuse en élite qui réussit tous ses carreaux. Carl lui fait alors un signe complice de la main de son poste de travail.
Bien évidemment, Carl ne change pas la position des quilles lors des tournois officiels; il le fait uniquement lors des parties amicales où le score final n’est pas important hormis pour l’égo des participants.
L’été venu, après deux ans au baseball chez les Braves, Carl se fait simultanément recruter dans les ligues Intercité AA des deux disciplines sportives. C’est le début de ce qu’il espère une longue carrière, car le sport est sa seule passion.
Le dimanche 14 juin 1970, Carl se réveille soudainement dans un lit d’hôpital. L’odeur d’alcool à friction lui sature les narines. Il a l’impression d’être vêtu uniquement de son protecteur athlétique « Jockstrap » et ne sait pas trop ce qui se passe. C’est comme si ses yeux ne fonctionnaient plus; tout est noir autour de lui. Il se doute qu’il a eu un accident en pratiquant soit le hockey, soit le baseball, mais n’arrive pas à se souvenir. Il tente de se relever sur son lit. Mauvaise idée : étourdi, il retombe aussi vite.
Carl n’a jamais bu d’alcool, mais d’après les descriptions qu’on lui en a faite, il présume que ce qu’il ressent en ce moment est similaire à une bonne brosse. Malgré ses appels répétés d’une voix pâteuse, personne ne lui répond. Complètement désorienté, il parvient de peine et de misère à sortir de son lit et quitte sa chambre le corps affalé sur le mur du couloir pour éviter de tomber par terre.
Le voyant pratiquement effondré au sol, une infirmière le relève doucement par le bras. Carl lui demande ce qu’il fait à l’hôpital. Elle lui répond qu’il a subi une fracture du crâne au hockey, ce qui lui a causé une commotion cérébrale sévère. Elle le raccompagne à son lit et lui intime de ne plus bouger.
Pendant les quatre jours suivants, Carl fait ce qu’on lui a demandé. Il reste dans son lit, mais ce n’est pas faute de vouloir le quitter. Il a retrouvé une bonne partie de sa vision, mais ça ne l’aide pas car le plafond et les murs semblent tournoyer sans cesse autour de lui. Il entend un cillement persistant, comme une bouilloire qui siffle sans cesse.
Dans ce brouillard, il se souvient que son accident est survenu par malheur une semaine avant ses examens finaux de douzième année. L’année précédente, il a échoué ses examens d’algèbre et de chimie. On lui a fait alors comprendre qu’il doit absolument réussir les examens de ces deux matières cette année s’il veut obtenir son diplôme.
Dès sa onzième année, Carl a déjà un plan de carrière : il veut devenir un courtier doublement spécialisé en transport et en douanes. Ce métier n’existe pas, car un courtier concentre habituellement ses efforts dans un seul des deux domaines. Carl évalue qu’il existe une forte demande pour cette expertise double. Il n’a pas besoin de son diplôme de douzième année pour décrocher son emploi rêvé, mais il obtient son congé de l’hôpital juste à temps pour tenter sa chance aux examens du lundi 22 juin.
Encore sonné, il a de la difficulté à voir clairement où il va. Il demande au surveillant de le guider à sa place et de placer sa main tenant son crayon sur la première ligne de sa copie. Malgré ses difficultés dans ces mêmes matières l’année précédente, ce n’est rien comparé à la complexité inattendue de la première question de l’examen d’aujourd’hui.
Carl essaie de toutes ses forces de percer le brouillard qui lui remplit le crâne, sous lequel siffle toujours une inextinguible bouilloire. Il y a trop de gens autour de lui, presque comme s’il était un footballeur sous une mêlée. Le tic-tac de l’horloge à l’avant de la classe lui vrille les tympans aussi fort que s’il avait la tête dans un tambour. Le frottement des mines de crayon sur les copies de ses congénères sonne comme une armée d’ébénistes occupés à sabler assez de lits pour y coucher l’ensemble des dix-neuf enfants de son grand-père Hortense. Une fille derrière lui se racle la gorge; les vêtements du surveillant se froissent quand il passe entre les rangées d’élèves. Un peu plus loin, hors de son champ de vision, une forme floue qui doit être un de ses amis tapote le coin du pupitre de son crayon en réfléchissant à la bonne réponse : BOUM ! BOUM ! BOUM !
Quand la cloche sonne la fin de l’examen, Carl a écrit deux lignes d’une main tremblante. Malgré ses efforts quasi-surhumains, il n’est même pas certain que ses réponses soient bonnes :
Prénom/Nom : Carl Carmoni
Groupe : 12ème Année B
Il ne peut rien faire de plus. Le sort en est jeté : il échouera ses examens de douzième année car il n’a rien écrit d’autre.
Quelques semaines plus tard, il reçoit son bulletin. À gauche des matières Algèbre et Chimie, la note obtenue le fait presque tomber en bas de sa chaise : 50%. Il passe de justesse. Preuve qu’il ne s’est pas trompé, son diplôme accompagne son bulletin dans l’enveloppe.
Carl ne sait pas que dans quelques jours à peine, il rencontrera son destin amoureux et sportif tout à fait par hasard en retournant chez lui après un de ses matchs de baseball.
Pour le quatrième match du Défi Mini-Putt enregistré le 7 mai 1991, Réal Pagé revient comme champion boursier alors que Carl doit sa place à son pointage de 33.
La pluie qui tombait dans son match précédent s’est accentuée, si une telle chose est possible. En ouverture, un Serge Vleminckx découragé par la météo exécrable demande humoristiquement à sa coanimatrice Claudine Douville si on ne s’apprête pas plutôt à enregistrer un match de Water-Polo tellement le terrain est détrempé.
Les deux champions défendants affrontent deux aspirants. Marcel Paradis est une ancienne vedette de l’Heure du Mini-Putt à TVSQ, ancêtre du Défi Mini-Putt actuel, alors que Sylvain Boucher est un jeune adolescent de quinze ans du Mini-Putt de Delson. Ce terrain construit seulement trois ans auparavant est devenu une véritable pépinière de nouveaux talents sous l’égide du propriétaire Jacques Giasson et de sa femme Louise.
Sylvain Boucher est très nerveux. C’est évidemment sa première expérience devant les caméras, alors que les trois autres concurrents ont au moins un tournage de plus que lui à leur actif. Il est également un peu intimidé de se retrouver devant des gens qu’il adule depuis que l’émission est diffusée à RDS.
Lorsque le régisseur Guy Bélanger appelle son nom pour jouer son tout premier trou du match, Sylvain atteint un summum de nervosité. Ses genoux le trahissent, mais il parvient à rester debout. Dès le départ, le stress l’affecte : son angle d’impact est complètement raté et il heurte le premier totem de plein fouet, inscrivant un bogey.

Carl est bien plus détendu qu’il y a quelques heures à peine. La nouveauté d’être filmé et de devoir attendre le signal du régisseur pour frapper son coup s’estompent à chaque trou qui passe. Il commence son deuxième match télé avec un birdie au troisième jeu, remportant une bourse de 150 $ et prenant une avance au niveau du pointage.
Lorsque Carl effectue ses célébrations après un coup réussi, Sylvain sent un doute l’assaillir. Comment peut-il, lui, simple adolescent de quinze ans, espérer remporter les honneurs contre un tel joueur élite, qui non seulement envoie la balle où il le veut, mais célèbre aussi intensément qu’un champion de la coupe Stanley ?
Sylvain sait néanmoins qu’il a mis les heures de pratique requises sur le terrain Jean-Talon. Il n’a pas encore d’auto, mais son beau-frère Réjean Grenier lui permet de voyager avec lui. Après tout, Réjean est le champion 1990 du Défi Mini-Putt. Comme il veut se maintenir en tête, il doit donc lui aussi pratiquer les dix-huit trous en prévision des enregistrements.
Malgré sa pratique assidue, Sylvain commet une lourde erreur au dixième trou. Jouant de malchance, son deuxième coup tombe dans une des trappes qui borde la montée. Victime d’un coup de pénalité, il tente en vain de faire tomber sa balle dans la coupe, mais la contourne à plusieurs reprises. Il en sera quitte pour un total de six. Ce quadruple bogey combiné à son erreur du premier jeu l’empêche d’office de remporter le match avec le meilleur pointage.
Au même trou, Carl exécute un roulé parfait, son troisième trou d’un coup du match. Cependant, Marcel Paradis parvient pour la deuxième fois consécutive à le priver de sa bourse en réalisant lui aussi un birdie.
Au Carrefour, Sylvain se reprend magistralement avec un birdie. Ce faisant, il met la main sur 300 $. S’il peut maintenir cette cadence jusqu’à la fin, il est encore possible pour lui d’être champion boursier.
Carl inscrit son dernier birdie du match au douzième trou, l’un des plus difficiles du parcours. Cette fois, c’est son comparse Réal Pagé qui le prive d’une autre bourse bien méritée.
Au seizième jeu, La Culotte, la bourse est de 450 $. Le jeu détrempé nuit aux trajectoires des participants : Réal inscrit le bogey, Carl passe bien près de réussir le birdie mais sa balle dévie à la dernière seconde. Sylvain n’a rien à perdre mais tout à gagner et décide de mettre la gomme. Son coup très rapide frappe les deux bandes de déviation, puis la pluie fait prendre une grande courbe inhabituelle à sa balle, la dirigeant tout droit vers la coupe. C’est réussi !
Marcel Paradis tente une ligne par un rebond sur le premier obstacle et les bandes latérales, mais rate.
Grâce à ce trou d’un coup exécuté de main de maître au moment opportun, Sylvain confirme sa victoire comme champion boursier avec son total de 750 $. Il reste 300 $ à décerner, et son plus proche poursuivant n’a que 350 $ en poche. C’est entre les mains de Claudine Douville et du réalisateur que repose la décision d’interrompre la partie pour faire une entrevue avec un joueur. La victoire inattendue de Sylvain Boucher leur donne cette chance
Claudine demande à Sylvain à quel point les conditions météo ont nui à son jeu. Encore un peu gêné, Sylvain répond en mâchant ses mots : « j’ai pratiqué c’était tout sec, là j’viens puis c’est trempe ». Sa dernière réplique manque un peu d’articulation. Carl en profitera pour taquiner souvent Sylvain par la suite, car il a compris que l’adolescent était venu au Jean-Talon pour « pisser trempe ! »
Grâce à sa deuxième performance sans erreurs, Carl inscrit une fiche de 32, ce qui l’assure de la victoire au pointage. De plus, il s’assure d’une autre bourse de 150 $ en prolongation, donc il repart plus riche de 300 $.
On range finalement les caméras. Cette journée infernale sous une pluie diluvienne vient de prendre fin à l’issue du quatrième match. L’équipe technique ainsi que les joueurs se croisent les doigts que la séance suivante prévue dans un mois se fasse sous des cieux beaucoup plus cléments.
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