Chapitre 25 – Dans le derrière du micro

En fin de saison 1994, Carl apprend que le neveu de Jean Benoît a racheté le Mini-Putt Viau et cherche à s’en départir. S’il ne trouve pas d’acheteurs, le terrain est promis à la démolition, car le lot qu’il occupe est convoité par des promoteurs.

Malgré ses réserves en 1993 quand son beau-frère voulait ouvrir un tout nouveau terrain à Lachine, Carl se laisse cette fois tenter. La situation est bien différente : ce terrain établi depuis vingt-quatre ans est encore très populaire auprès des familles du quartier. Plusieurs joueurs élites veulent former un groupe avec lui afin d’acquérir ce terrain historique : sa femme Suzanne, Gilles et Lucie Bussières ainsi qu’André Dugas et sa conjointe Francine Lachaîne.

Ron Poliseno est lui aussi intéressé à ajouter un quatrième terrain au portefeuille qu’il partage à parts égales avec messieurs Allen et Desbiens. Voulant céder le plancher à cette équipe expérimentée, le consortium Carmoni / Bussières / Dugas / Lachaîne se désiste.

L’entente tombe finalement à l’eau, et la démolition commence. Voulant faire une ultime visite pour tenter d’y trouver des artéfacts intéressants avant qu’ils ne finissent au dépotoir, Carl et sa famille prennent pour une dernière fois le chemin du Mini-Putt Viau. André et Francine les rejoignent vers 22 heures.

Carl aperçoit une remorque verte convertie depuis longtemps en cabanon. Il présume qu’il pourra y trouver les désormais célèbres totems, qui doivent y être entreposés depuis la fermeture.

Francine le suit un pas derrière, tandis qu’André et les autres membres du clan Carmoni attendent à proximité.

La nuit est d’un noir d’encre – les puissantes lampes au sodium qui permettaient de jouer en soirée ont déjà été démantelées. Carl ouvre la porte de la remorque et avance à tâtons pour tenter de trouver l’interrupteur qui allume une petite ampoule fixée au plafond. Soudainement, il touche à quelque chose de mou qui lui répond d’une voix rauque fortement indignée : « Heille, qu’est-ce tu fais là ? »

Des sans-abri profitent de l’occasion qui leur est offerte par le cabanon du terrain en démolition pour y dormir ! Sous le coup de la surprise et voulant éviter les problèmes, les Carmoni et le couple Dugas / Lachaîne quittent le terrain au pas de course.

À la fin de la saison 1994, Jocelyn fait à rebours le raisonnement qui lui a fait passer du rôle d’élite du Mini-Putt à celui d’analyste; il s’ennuie de participer aux tournois, mais son mandat avec RDS l’empêche formellement d’y prendre part. Le choix est facile à faire : il retournera à ses anciennes amours tout juste à temps pour participer au tournoi Provincial et tenter d’y gagner sa place au tout premier match télévisé de la saison 1995.

Lorsqu’il fait part de sa décision aux producteurs, ceux-ci lui souhaitent la meilleure des chances; à priori, Serge animera seul la prochaine saison. Après tout, il l’a déjà fait avec brio pendant deux ans.

Deux jours avant le premier enregistrement de la saison 1995 au terrain de Blainville, le producteur principal du Défi Mini-Putt France Corbeil change d’avis. L’animation est plus dynamique à deux personnes, et il est maintenant à court d’un analyste. France appelle Robert Longtin pour avoir sa recommandation sur le nom d’un remplaçant. À ce moment précis, Carl est justement dans les locaux de Mini-Putt International – capitalisant sur sa célébrité similaire à celle de Jocelyn, Robert lui tend le combiné.

Carl accepte l’offre à une condition : il veut rester éligible à la compétition régulière. L’affaire est entendue.

À la fin avril, la neige est à peine fondue et le terrain de Blainville vient tout juste d’en émerger. Le froid assaille Serge et Carl. Claudine Douville a quitté l’émission à l’issue de la saison 1994, car elle a été recrutée pour couvrir le soccer à RDS; Marie-Josée Vachon la remplace comme animatrice.

On enregistre l’introduction – Serge et Marie-Josée souhaitent la bienvenue aux téléspectateurs. C’est maintenant à Carl de prendre la parole. Alors qu’il a presque terminé son intervention, il bafouille. C’est raté, on doit tout recommencer !

Les joueurs peuvent maintenant entamer le premier match. C’est le retour non seulement de la formule en simple, mais surtout des bourses reportées et du concept de champion en titre. Il n’y a plus de quart de finales – les quatre finalistes seront choisis parmi les meilleurs pointages de la saison à raison de deux sur le Mini et de deux sur le Maxi.

Le rôle de l’animatrice Marie-Josée prend de l’ampleur par rapport aux saisons précédentes. Elle fait ainsi le tour de la province pour s’entretenir avec diverses familles qui jouent au Mini-Putt pour le plaisir et elle enregistre des interventions sur le terrain pour publiciser les promotions négociées avec les commanditaires de l’émission.

L’une des innovations de l’année 1995 est le Pool-Putt, un jeu de billard géant qui se joue avec l’équipement de jeu du golf miniature – la dure concurrence du Rigolfeur pousse la maison-mère Mini-Putt International à développer de nouvelles idées pour y répondre et faire revenir une clientèle nombreuse sur ses terrains. Marie-Josée demande donc l’opinion d’un enfant qui inaugure l’unique installation, placée à proximité du dix-huitième trou du Maxi de Blainville.

En parallèle du Pool-Putt, le propriétaire des franchises Mini-Putt de Magog et de Fleurimont dans les Cantons de l’Est veut combattre le feu par le feu. Voyant l’intérêt du public pour une formule de mini-golf farces et attrapes, il modifie ses trous authentiques en s’inspirant des gags les plus populaires du Rigolfeur : le Billard et le Putter sont ainsi pourvus de jets d’eau automatiques et la Discothèque se voit ajouter un paravent qui cache sa deuxième section où des fausses balles collées au sol confondent les joueurs quand vient le temps de jouer leur normale.

De plus, les passages entre les trous sont pourvus de jeux d’adresse similaires à ceux présents dans les foires agricoles et autres parcs d’attraction. Le pointage de ces jeux est soustrait du score de la partie de mini-golf – un joueur qui maîtrise à la fois son putting et ces activités ludiques peut ainsi obtenir un total de points inférieur à une partie parfaite !

Cette formule s’appelle Fun-Putt.

Pierre Desjardins, le fondateur du Rigolfeur, a déposé des brevets pour protéger son invention. Voyant ce nouveau concurrent jouer dans les mêmes talles que lui, il lui envoie une lettre de mise en demeure pour le sommer de cesser de s’inspirer aussi ouvertement de sa propre franchise. Il sait que ce faisant, il ne se fera pas d’amis parmi les propriétaires de Mini-Putt, mais il a lui aussi un modèle d’affaires à faire fructifier.

Lorsque les quatre matchs de Blainville ont été édités en autant d’épisodes par l’équipe technique, Carl prend le chemin de RDS. Dans le même studio miniature qui avait déçu quelque peu Jocelyn, Serge lui sert le même avertissement : « Ne crie pas Birdie en même temps que moi et ne me coupe pas la parole ! »

Carl s’est préparé : il apporte ainsi deux cartables d’anecdotes et de pointages en tournois des divers participants afin d’avoir quelque chose à raconter dans les moments plus calmes de chaque match. Il se rend vite compte que c’est peine perdue. La dynamique d’un enregistrement télévisé est si rapide qu’il n’a jamais le temps d’ouvrir ses cartables ! Il a tout juste quelques secondes pour revérifier la carte de pointage du match d’un coup d’œil rapide avant que Serge ne s’adresse à lui.

Lors du commentaire du troisième match filmé au terrain de Blainville, Carl veut dire que le birdie du gagnant du match précédent Marc Perrier mettra de la pression sur les épaules de la vétérane Rachel Routhier. Sa langue fourche : « Marc met de la pression sur les oreilles à Rachel ! »

Carl n’ayant pas tiqué sur son proverbe modifié à la sauce Jean Perron, Serge demande une reprise.

Malgré ses bonnes intentions, Carl refait la même erreur lors de sa deuxième chance : « Sur les oreilles à Rachel ! »

Une fois le ruban arrêté pour la deuxième fois, Serge lui lance : « Lâche-lui les oreilles, Carl ! » Les techniciens reculent à nouveau la bande de quelques secondes.

Cette fois, c’est la bonne.

Le prochain tournage s’expatrie à Alma dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour visiter le Mini-Putt du complexe récréotouristique Dam-en-Terre. Le propriétaire met des chalets à la disposition des concurrents et de l’équipe d’animation pour leur permettre de pratiquer son terrain flambant neuf pendant quelques jours avant les enregistrements.

Quelques commerces de la région offrent également des certificats-cadeaux aux participants de la série télévisée. Carl reçoit ainsi un bon échangeable à une installation qui s’appelle Le Crapaud. Le nom du commerce et son logo formé d’un batracien anthropomorphique qui fait un clin d’œil ne l’informent pas de ce qui s’y trame. Dès son entrée, il constate que c’est un bar, où le tenancier le renseigne : « On sert juste de la grosse bière ici ».

Ne buvant pas d’alcool, Carl paie la traite à ses compatriotes avec son coupon-rabais et se contente de son habituel Pepsi. Nul besoin de dire qu’il fait sensation, tout comme chez Toto Pizzeria dans sa prime jeunesse, même si la clientèle est cette fois composée de joueurs élites de Mini-Putt plutôt que de ses collègues estudiantines à qui il faisait de l’oeil.

Sa femme Suzanne fait partie des concurrents du premier match joué au terrain d’Alma. Pendant l’enregistrement, Carl observe le déroulement bien caché dans le pavillon d’accueil. Dans la deuxième moitié du match, Carl fait quelques commentaires à voix haute sur la mauvaise performance de sa femme sans savoir que ses paroles sont émises sur tout le terrain – quelqu’un a laissé son micro branché au système de son !

Après quelques trous à entendre les propos quelque peu négatifs de Carl à son égard, Suzanne aborde le réalisateur pour lui dire le fond de sa pensée : « Dites donc à mon mari de se taire ! »

En coulisses, le producteur France Corbeil a reçu quelques plaintes de la part des propriétaires de terrains à l’effet que son nouvel analyste parle trop des joueurs en compétition au détriment de faire la promotion des diverses pistes en province. Celles-ci cherchent à reprendre des parts de marché devant la concurrence féroce du Rigolfeur, donc elles s’attendent à un véritable battage médiatique à leur intention – pour sa part, Carl n’a pas été informé de cette exigence.

Comme les franchisés Mini-Putt se partagent les coûts de l’émission, France Corbeil a les mains liées. Il appelle Robert Longtin : Carl doit être remplacé par Ron Poliseno à la demande des propriétaires.

Ron est réputé plus près de la réalité des exploitants à travers sa gérance du terrain de Saint-Eustache et de ses parts dans les terrains de Terrebonne et de Saint-François. Alors que Carl analyse les quatre matchs enregistrés au terrain de Dam-en-Terre en compagnie de Serge dans les installations de RDS, le Grand Requin Blanc assiste à la séance dans un studio voisin pour prendre ses repères. N’ayant jamais fait de télévision mis à part ses entrevues de joueur avec Claudine Douville, Ron tient à prendre la relève de Carl de la meilleure façon possible compte tenu des circonstances.

Carl prend la nouvelle de son remplacement avec philosophie : il s’est fait offrir ce poste par surprise au début de la saison et il vient de vivre toute une aventure même si sa présence au micro est écourtée. Bon joueur, France Corbeil lui offre même de lui payer son cachet complet comme s’il avait enregistré la totalité des seize matchs en guise de prime de séparation.

De toute façon, Carl s’est classé pour le dixième match télévisé de l’année, tourné sur le parcours Maxi de Terrebonne. Ron peut ainsi prendre sa relève de façon fluide, car Serge aurait de toute façon dû commenter ce match avec un Jocelyn Noël de passage le temps que son remplaçant maintenant licencié s’élance sur les pistes.

Trou #7 du Maxi : La Coulée

Lors de la séance d’enregistrements des matchs neuf à douze à Terrebonne, la famille Labrie de Laval profite de l’occasion pour côtoyer ses vedettes préférées de plus près. Le paternel René et son fils Mathieu préfèrent tous deux le style posé mais très efficace de Gilles Bussières. Assis dans les gradins installés le long du parcours Maxi, ils sont aux premières loges pour assister à la confrontation entre leur idole et nul autre que Carl Carmoni.

Cerise sur le sundae, René est même sélectionné pour tenter sa chance au birdie chanceux. Entre deux parties télévisées, il a la chance de pratiquer le dix-huitième trou du Maxi, La pente douce, aux côtés de son idole Gilles Bussières ainsi que tous les autres professionnels qui s’élancent sur les pistes cette journée-là.

Lorsque le tournage reprend, René court la chance d’obtenir quatre billets pour les glissades d’eau s’il réussit son birdie; s’il le rate, il en aura quand même deux. Joueur de golf d’expérience, René effectue son élan avec confiance. Il passe cependant un peu à l’écart de l’objectif.

Carl participe au tout dernier match en saison régulière. La formule pour se classer en finale lui offre une chance de le faire dans cette partie sans lendemain, mais la pente est ardue. Il doit en effet inscrire soit un pointage de 29 ou moins, soit une carte de 30 jumelée à une bourse d’au moins 750 $ pour dépasser Daniel Letarte, présentement en deuxième position du classement Maxi en possession de 700 $ de bourses et de sa carte de six coups sous la normale.

Les compétiteurs qui prennent part à cet ultime match sont le  le vainqueur de la semaine précédente Richard Salvas, le champion en simple des saisons 1992 et 1994 Gilles Bussières ainsi que l’élite locale Christine Navarro.

Le match commence à toute vapeur pour Carl, avec trois birdies consécutifs. Christine a un coup de retard sur lui, mais il sait qu’elle peut lui opposer une concurrence féroce; il l’a vue évoluer au terrain de Dam-en-Terre alors qu’il était encore analyste, et elle a la force de caractère d’une élite expérimentée. Formée par le propriétaire du terrain Claude Allen, joueur professionnel de golf, elle maîtrise le parcours plus que quiconque dans la rencontre.

Le quatrième trou du Maxi, Le Recoin, est encore une fois la version sur les stéroïdes d’un jeu du parcours Mini, soit le troisième, La Courbe. À la base de la bosse utilisée pour rediriger la balle, une trappe de cailloux promet un véritable calvaire aux participants, car la coupe est perchée dans le versant d’une petite pente. Si la balle rate le trou ou est animée d’une trop grande vitesse, elle revient pratiquement à tout coup dans les cailloux.

Carl sait qu’il vient de jouer trop fort – il répète « Ayoye ! » pendant que sa balle passe très à l’écart de l’objectif, puis revient de manière prévisible dans la trappe. De sa position éloignée, il parvient à la loger dans la coupe et inscrit un bogey.

Il sait qu’il peut se reprendre à La Coulée avec son irréprochable coup frappé. Même si l’élan arrière imparti à la balle par son élan brusque permet de jouer une vitesse un peu trop rapide sans passer par-dessus les deux bosses, il y a des limites. Carl frappe encore beaucoup trop fort, et sa balle passe à l’arrière de la coulée. Voilà un autre bogey dont il aurait pu se passer !

Au huitième jeu, le Triangle, Carl s’inspire d’un coup complètement raté lors de sa pratique. Ainsi, en tentant de toucher à l’obstacle de métal duquel le parcours tire son nom, il accroche le tapis avec la lame de son bâton en faisant son élan. La friction imprévue lui enlève énormément d’énergie, et sa balle quitte le tapis de départ animée d’une très faible vitesse. À sa grande surprise, Carl la voit frapper doucement le triangle puis couler directement à la coupe par cette trajectoire très inhabituelle – d’ordinaire, la balle doit se rendre jusqu’à la bande de fond.

Pendant son match, il emprunte donc cette ligne particulière qu’il est le seul à avoir trouvée et efface de fait son erreur à La Coulée. Pas de chance, tous ses adversaires inscrivent le birdie en exploitant pour leur part le trajet plus conventionnel – la compétition pour la place en finale est encore très vive.

Carl inscrit deux autres birdies au onzième et au quatorzième trou; ses compagnons d’armes font preuve de la même perfection. Christine Navarro et Gilles Bussières sont en tête; Richard Salvas est en retard d’un coup et Carl de deux.

Tout est encore possible, car le prochain trou est l’impitoyable Super Monstre. Gilles inscrit le bogey. Pour sa part, Christine ne joue pas de prudence quand vient le moment de tenter sa normale et attaque même si sa balle est loin de la coupe. Elle tombe alors dans le piège posé par Jean Benoît à la création du parcours en 1970 : se promenant d’un côté à l’autre du plateau de jeu, elle inscrit un pointage de 7. Elle se prive dès lors de la possibilité de participer à la finale, elle qui jouait un excellent match jusque-là.

Ne reste plus que Carmoni et Salvas. Carl applique sa ligne habituelle. Sa balle frôle la trappe de cailloux; l’effet du soulèvement du béton causé par le retrait hâtif des coffrages la redirige comme prévu droit vers la coupe. Après deux contreperformances, voici un spectaculaire trou d’un coup. Serge déclame son cri habituel d’une manière très saccadée : « C’est-le-bir-die ! C’est-le-bir-die ! »

Avec une normale, Richard Salvas prend la tête avec Carl, qui a néanmoins plus de bourses que lui. Ils n’ont plus droit à l’erreur et doivent réussir un minimum de deux birdies en trois trous pour inscrire la carte de 29 requise pour déloger Daniel Letarte.

C’est finalement un seul birdie au dix-septième jeu que les deux adversaires parviennent à inscrire. On passe en prolongation pour déterminer qui remporte la dernière bourse de 450 $. Fort de sa carte de 30, c’est tout juste ce qu’il faut à Carl pour dépasser Daniel au niveau du total de bourses et se classer.

En 1995, on a laissé tomber le concept de la bagarre pour déterminer le gagnant à l’issue du match de dix-huit trous. Les finalistes commencent donc une nouvelle partie jusqu’à ce que l’un d’eux tombe au combat. Au deuxième trou de cette prolongation, Carl inscrit la normale, tandis que Richard et Christine exécutent des roulés parfaits pour le birdie.

Comme il n’obtient pas la bourse requise, la très courte saison de Carl s’arrête après un seul match. Il participe ensuite à une rencontre hors-concours par équipes avec sa femme Suzanne. Cependant, la grande finale se joue sans lui : elle a lieu entre Dari Cliche, Daniel Letarte, Rachel Routhier et Jacques Giasson.

Après avoir causé la surprise en 1994 avec une deuxième place derrière Gilles Bussières, c’est Dari qui remporte finalement les honneurs sous une pluie battante au terrain de Saint-Eustache.


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