L’expérience d’autoproduction des Propriétaires Associés plaît aux téléspectateurs. À la toute dernière prise de la grande finale 1999, Ron Poliseno annonce en grande pompe que la série est renouvelée pour l’an 2000. Le Mini-Putt vivra donc figurativement le changement de millénaire.
Pierrette Longtin n’aura pas la chance de profiter de sa retraite ni d’assister aux exploits de ses anciens protégés dans cette nouvelle saison de l’émission. Elle décède subitement entourée des siens le 18 décembre 1999 à la Cité-de-la-Santé de Laval. Elle est portée à son dernier repos trois jours plus tard.
Ron reçoit encore une fois la série sur un de ses terrains, cette fois à Saint-Eustache. En prévision du tournage, il fait aménager une plateforme au sommet du toit pentu de son pavillon d’accueil. Pour s’y rendre, Serge et lui doivent emprunter une longue échelle bringuebalante.
Alors que Serge se prêtait de bonne grâce à cette acrobatie pour se rendre sur le toit du salon de quilles Le Boulevard dans les années quatre-vingt, il est maintenant plus âgé, tout comme son analyste Ron. Les deux comparses rient de la situation, alors qu’on leur demande de jouer les hommes-araignées bien qu’ils n’aient plus leur agilité d’antan. Ne souhaitant pas recommencer l’ascension périlleuse plusieurs fois, Serge a même demandé qu’une carafe de café et que quelques pâtisseries soient déjà rendues sur la plateforme avant son arrivée pour commenter le premier match.

En ce 15 mai 2000, les champions de l’an 1999 Jocelyn Noël et Sylvain Boucher font partie de la toute première rencontre en tant que champions en titre. Ils affrontent des joueurs d’un calibre très élevé : Suzanne Carmoni fait équipe avec Martin d’Andrieu, tandis que Daniel Letarte joue avec André Dugas.
En ouverture, Ron annonce une bourse spéciale de 5 000 $ offerte à toute équipe qui inscrit une partie parfaite. Le pari est très audacieux. C’est cependant au terrain de Saint-Eustache que cet exploit hors du commun a le plus de chances d’arriver, car le parcours Mini est très facile. Ainsi, lors de la pratique, des formations ont inscrit des pointages de 21. On ne sait donc pas ce qui peut arriver si le stress d’être filmé donne la motivation supplémentaire pour retrancher les trois coups manquants permettant d’atteindre la perfection.
Jocelyn et Sylvain maintiennent leur tradition d’excellence en remportant la toute première rencontre de la saison avec une carte de 25. Opportunistes, les deux autres formations ont mis la main sur 1 750 $ de bourses malgré leur pointage insuffisant pour la victoire. C’est donc avec un mince 50 $ en poche que l’équipe Noël / Boucher entame son deuxième match.
C’est cette fois Carl Carmoni et Marco Trottier ainsi que Paul Régimbald et Jacques Janelle qui sont les aspirants. Serge espère des performances relevées dignes du bon vieux temps de la part de Carl. Cependant, celui-ci n’a plus la tête à la compétition, car sa firme SCVT le garde très occupé avec des semaines de quatre-vingts heures en moyenne. Il n’a donc plus le temps de participer aux divers tournois ni de pratiquer autant qu’avant. Il envisage même, hérésie suprême, de quitter une fois pour toutes le Mini-Putt !
De plus, Carl détient une information privilégiée qui lui donne à penser que des nuages noirs pointent encore une fois à l’horizon du Défi Mini-Putt. Son petit cousin est vice-président d’un des commanditaires et lui a signifié en privé que sa compagnie ne renouvellerait pas son association avec l’émission. Malgré l’annonce de tournois offrant des positions télé pour la future édition 2001, il est donc tout à fait possible qu’elle n’ait pas lieu faute de financement.
Démotivé, Carl connaît donc un match très difficile, inscrivant un record personnel peu enviable de quatre double-bogeys. Marco tente tant bien que mal de relever son équipe, mais c’est insuffisant, et ils terminent la rencontre à six coups derrière la formation Noël / Boucher, qui remporte une deuxième victoire consécutive.
Au troisième match, Martin Ayotte et Jacques Janelle remportent avec une carte de 24. C’est donc la fin d’une séquence de trois matchs pour Jocelyn et Sylvain, qui perdent par un seul coup.
En raison de sa victoire dans un des nombreux tournois de qualification, Jocelyn revient dès le quatrième match. Il joue avec Éric Larivière, qui en est seulement à sa deuxième apparition au Défi Mini-Putt. Dari Cliche et le vétéran des années soixante-dix Michel St-Pierre complètent le tableau.
Éric se doute que son nouveau partenaire, un vétéran plus grand que nature qu’il admire profondément, aurait préféré être jumelé à un joueur plus expérimenté dans son match de la deuxième chance. Cependant, l’élite de Beauport ne laisse rien paraître et il met son jeune partenaire à l’aise dès le début du match.
Au premier neuf, ils inscrivent deux birdies chacun. Par la suite, Éric connaît une excellente séquence de quatre trous d’un coup entre le onzième et le dernier jeu, alors que Jocelyn en inscrit deux de plus.
Au dix-huitième trou, les trois équipes sont à égalité. Fortes de trous d’un coup à l’Équerre, les deux formations adverses jouent premières et inscrivent des normales. Éric sait que les enjeux sont très élevés. Surtout, il est persuadé que Jocelyn a le talent nécessaire pour inscrire un pointage de deux en relève quoi qu’il fasse. Il attaque – c’est le birdie !
Une fois leur victoire confirmée, Noël prend quelques instants pour souligner l’audace de son partenaire : « Tu viens de faire le birdie le plus important de ta vie – à partir de maintenant, on est partis pour en faire beaucoup ! »
Le match suivant voit le vétéran de Beauport revenir pour un cinquième épisode consécutif. C’est une journée extrêmement drainante pour lui, pire encore que les séquences de quatre matchs qu’il avait effectuées en 1992. Il lui faut trouver d’ultimes réserves d’énergie. Le soleil est déjà très bas sur l’horizon, donc on commence sans plus tarder.
Leurs adversaires sont les vétérans de 1999 Éric Martin et Martin Émond, que le sort a de nouveau regroupés, ainsi que Daniel Letarte et Raoul Couture.
Malgré leur motivation extrême à la suite de leur match précédent, Noël et Larivière commencent la partie avec deux coups de retard après seulement trois trous. Les deux formations adverses ont en effet inscrit deux birdies, contre uniquement des normales pour le duo de l’heure. La situation n’est pas encore désespérée, mais il faut vite redresser la barre.
Au trou suivant, La Discothèque, Ron précise que la direction du rebond de l’obstacle au terrain de Saint-Eustache est naturellement plus favorable à un joueur gaucher. Comme Éric et Jocelyn le sont tous les deux, ils anticipent que leur malchance s’arrête là. Éric Martin, pourtant droitier, inscrit le birdie. Larivière réplique; voilà leur premier trou d’un coup du match.
Jocelyn utilise ensuite un très court rebond contre la bande de gauche pour réussir Le Billard. C’est un coup très populaire en jeu libre au terrain de Saint-Eustache, car une légère déviation de gauche à droite redirige la balle au trou. Il faut cependant jouer une vitesse extrêmement lente – la balle parcourt seulement un mètre et demi contre plus de quinze par la ligne habituelle par la bande de fond.
Sans ironie aucune, le jeune Larivière domine également le septième jeu, La Rivière, avec un coup lent par la porte avant. Sa formation empoche sa première bourse du match, pour un montant de 100 $.
Le huitième jeu est très périlleux au Mini-Putt de Saint-Eustache. La ligne qui assure le birdie à partir du rebond sur le deuxième obstacle est très mince – Carl est l’un des seuls à l’avoir maîtrisée en 1993.
Jocelyn a trouvé une ligne encore plus difficile, qui troque le trajet direct entre le deuxième obstacle et l’objectif pour deux rebonds rapides contre le coin droit du jeu. Tout comme pour le coup audacieux de Carl à La Soucoupe en 1994, la pente naturelle du terrain est ensuite mise à profit à la toute fin pour rediriger la balle au trou.
Histoire de complexifier encore plus les choses, l’élite de Beauport doit également frapper comme un droitier, à l’envers de son élan habituel. Le rebond n’est ici définitivement pas favorable pour les gauchers contrairement au quatrième jeu.
Fort du trou d’un coup que son compagnon Éric a réussi à La Rivière, Jocelyn sait que c’est quitte ou double. Il propose ainsi de jouer premier : « Je vais essayer quelque chose ».
Frappant sa balle à l’envers d’une vitesse normale doublement accélérée, il la voit emprunter correctement le deuxième obstacle, la dirigeant au bon endroit contre la bande extérieure puis la bande arrière. Frénétique, il hurle : « Par le bout, ENVOYE PAR LE BAAAAACK ! »
C’est le birdie pour Jocelyn !

Ce faisant, son équipe repart à nouveau plus riche de 100 $. Surtout, ce trou d’un coup totalement inespéré a ouvert les vannes de l’esprit compétitif et de la confiance de la recrue Larivière, qui demande à jouer premier au neuvième trou : « Jocelyn, je le sens, laisse-moi aller ! »
Fidèle à sa prédiction, Éric inscrit un troisième birdie dans son match en exploitant un seul retour par la bosse arrière, ce qui plaît beaucoup à Ron Poliseno. Non seulement l’analyste de l’émission mais aussi le propriétaire du terrain, le Grand Requin Blanc affirme au microphone pendant toute la saison que c’est la meilleure façon de réaliser le trou d’un coup. Il reproche d’ailleurs souvent aux participants de le faire mentir en le tentant différemment.
Le déroulement du match étant un peu en retard par rapport au planning minuté à la seconde près, on joue le dixième trou hors-caméra. Éric poursuit sa courte lancée avec un deuxième birdie consécutif.
Le Carrefour est redoutable au Mini-Putt de Saint-Eustache. Contrairement au terrain de Fabreville, la modification en Super-Mini qui y a été appliquée en 1998 n’a pas ajouté de trappe de sable à l’arrière de la coupe, qui se situe elle aussi du côté droit de la bifurcation. Ça ne rend pas le jeu plus facile pour autant, car la déviation de droite à gauche de la première section fait bien souvent passer les participants du mauvais côté de l’équerre triangulaire ou, insulte ultime, leur fait frapper le bout pointu de plein fouet.
Éric règle le dilemme en frappant accidentellement une balle qui cogne à une seule reprise dans le carrefour. Un rebond à un centimètre en avant ou en arrière du point que sa balle percute par hasard et le coup serait raté – par chance, il inscrit un troisième birdie d’affilée.
Il poursuit avec un quatrième trou d’un coup au Slalom. Ce jeu est composé de deux bosses installées de part et d’autre de la ligne médiane; Éric se sert des deux bandes de côté pour rediriger par deux fois sa balle jouée à la vitesse parfaite. Il semble impossible à arrêter.
Au treizième trou, Les Laurentides, les participants exploitent habituellement une faille naturelle du côté gauche de la troisième bosse pour espérer réussir le trou d’un coup par le retour arrière. Faisant flèche de tout bois, Éric inscrit son cinquième birdie avec une ligne directe, très rarement tentée car beaucoup plus incertaine. Devant la performance exceptionnelle de l’adolescent, Serge est extatique : « C’est un CINQUIÈME consécutif, un SEPTIÈME pour l’équipe ! »
Pendant ce temps, Raoul Couture tente de maintenir la pression en égalisant les nombreux birdies du jeune Larivière – il vient ainsi de reporter la bourse coup sur coup au douzième et treizième jeu. N’ayant pas été remportée depuis le birdie de Jocelyn au huitième trou, elle atteint maintenant 750 $.
Le quatorzième trou du parcours Mini, Le Zig-Zag, est très facile à Saint-Eustache. Éric est persuadé de le réussir, mais il a une crainte terrible : battre le record de sept birdies dans un match inscrit par son mentor Jocelyn l’année précédente.
Il lui parle de son inquiétude pendant que les techniciens déplacent les caméras. Fier de son partenaire au talent apparemment sans bornes, Jocelyn n’a que faire que son propre record soit battu : « Oublies ça pour mon record, fais ton birdie, Éric ! »
C’est un sixième consécutif !
Le livre des records de l’émission a donc un nouveau champion : Éric Larivière.
Ce n’est pas fini. Le Monstre n’est pas très dangereux au Mini-Putt Saint-Eustache. Le jeune Éric attaque. Il encourage sa balle : « Envoye, envoye ! »
Sept birdies consécutifs. C’est tout à fait incroyable !
Devant tant d’émotions, on fait une pause publicitaire.
La diffusion reprend alors que Larivière est installé au départ du seizième jeu, La Culotte. C’est un des deux trous les plus difficiles du parcours, tout juste derrière le huitième qui a requis tous les efforts d’un Jocelyn en pleine possession de son élan renversé.
Le jeune dévisage très intensément Serge Vleminckx sur le toit de la cabane – il vient de réaliser que le célèbre commentateur est en train de parler de lui et de ses exploits. Ce regard de concentration extrême n’a pas échappé à Ron, qui prononce possiblement les paroles les plus célèbres de toute l’histoire du Défi Mini-Putt : « As-tu vu ses yeux ? »
Un Serge estomaqué de répondre : « Oufff ! »
Ron renchérit : « Maurice Richard ! »
Tel le plus célèbre joueur du Canadien de Montréal, Éric décoche un tir puissant pour déjouer le cerbère intraitable mais surtout invisible qui semble hanter le seizième trou du Mini de Saint-Eustache. Sa balle quitte le bout de la deuxième bande et trace une ligne parfaite vers l’inaccessible objectif.
C’est maintenant huit trous d’un coups d’affilée. Personne n’a jamais réussi pareille séquence – Jocelyn Noël lui-même s’était arrêté à six lors de la saison 1999.
Pour l’heure, Éric entame une longue marche. Comme la bourse atteint 1 000 $, il pense avoir assommé ses adversaires avec ce birdie extrêmement difficile et voit déjà l’importante somme d’argent appartenir à son équipe. Pas de chance pour lui : le vétéran de 1999 Martin Émond joue lui aussi un coup parfait. C’est au tour de l’adolescent d’être sonné; il baisse aussitôt la tête de découragement.
Le dix-septième trou est le plus facile du parcours. Ne voulant pas que la performance de Jocelyn souffre de ne pas avoir joué depuis le huitième jeu, il lui propose d’inverser l’ordre de départ. Pourquoi changer une recette gagnante ? Éric est à nouveau le partant de l’équipe.
Jocelyn anticipe que l’équipe de production voudra immortaliser la séquence hors-normes de Larivière avec un plan rapproché s’il réussit son neuvième trou d’un coup. Juste avant que les caméras ne s’allument, il fait une dernière recommandation : « Si tu réussis le birdie, viens me rejoindre derrière le trou pour qu’on prenne une belle photo ».
Pendant qu’Éric surfe à nouveau sur sa concentration extrême et totale, Serge le louange : « Il est en train d’écrire une belle page de l’histoire du Mini-Putt ! » Ces paroles prononcées tout juste derrière lui d’une voix forte se fraient un chemin à travers son cerveau, alors totalement sollicité à anticiper son prochain coup. Très fier, Éric se retourne et sourit de joie aux commentateurs !
Sa balle emprunte parfaitement l’équerre. Éric Larivière inscrit ainsi un neuf parfait à lui seul.
Depuis ses tout débuts à TVSQ, Serge crie son désormais célèbre « Birdie ! » en prenant chaque fois une intensité différente. Elle doit en effet être proportionnelle à l’importance du trou d’un coup réalisé par les participants.
Serge n’a jamais eu à souligner neuf trous d’un coup consécutifs par un seul joueur. Si sa voix est commandée dans sa tête par un bouton de volume, il le tourne alors figurativement à 11, plus loin que le maximum, et sollicite ses cordes vocales presque à leur point de rupture : « BIRRRRRRRDIE ! INCROYABLE, RENVERSANT, SUUUUUPERBE ! »
Tel que l’a promis Jocelyn, le régisseur s’est assuré d’avoir une caméra pointée sur Éric pour immortaliser le moment historique. Le vétéran guide son compagnon d’armes pour qu’on les voie bien à l’écran, puis lui tapote les épaules de sa main pour le féliciter. Serge se méprend légèrement sur l’intention du joueur élite : « Noël est estomaqué. Regardez sa réaction : il-n’en-re-vient-pas ! »
Jocelyn décide sur le champ d’en ajouter une couche pour améliorer le spectacle. Il secoue ainsi lentement la tête de gauche à droite et prend un air ébahi pour renchérir sur les paroles de son ami Serge. Dans les faits, son émotion face à la performance hors-normes d’Éric n’est pas une stupéfaction aussi totale que ne le prétend le célèbre descripteur, mais, en attendant, ça fait de la bonne télé !
L’équipe Martin et Émond rate le trou d’un coup, ainsi que Raoul Couture. Le vétéran Daniel Letarte se dresse maintenant entre Éric Larivière et une bourse de 1 150 $. Inscrivant le trou d’un coup, Letarte la repousse ainsi au tout dernier jeu.
Arrive finalement l’ultime trou de ce match historique. Éric veut inscrire un dixième birdie d’affilée, mais sa balle passe un peu à l’écart et s’immobilise près de la bande de fond. Il inscrit sa première normale depuis le sixième jeu.
Jocelyn prend finalement le relais. Alors que la séquence de neuf birdies de son protégé dure vingt minutes au petit écran, elle a pris dans les faits plus de deux heures à tourner. Le joueur élite est donc passablement rouillé, car son dernier élan remonte à son trou d’un coup miraculeux au huitième jeu. Sa balle passe finalement tout juste à court du côté droit.
Raoul Couture inscrit le birdie, ce qui lui vaut potentiellement 1 300 $. Ne reste que la formation Martin et Émond pour tenter d’égaliser sa marque.
Le premier joueur à s’élancer est Éric Martin. Il joue une vitesse parfaite pour un trou d’un coup par la porte avant, mais rate tout juste l’objectif du côté gauche.
Martin Émond joue exactement le même coup. À la dernière seconde, sa balle parcourt le périmètre de la coupe de gauche à droite et se fait éjecter vers l’avant. Abattu, Émond prend une longue marche vers le fond du terrain et s’assoit sur un banc la tête entre les mains.
Malgré deux nouveaux records à son nom, soit neuf birdies consécutifs ainsi qu’onze au total dans son match, Éric repart seulement plus riche de 100 $ après avoir partagé ses gains avec Jocelyn. Pourtant, il n’en ressent aucune déception; ayant remporté un autre match, le rêve de dominer les verts avec son idole pourra continuer au moins une semaine de plus.
Le sixième match de la saison 2000 est le tout premier à être enregistré le matin du 26 juin. Éric et Jocelyn ont eu un mois pour se remettre de leurs émotions et pour se pratiquer davantage. Ils en auront besoin, car les équipes aspirantes sont formées de Dari Cliche et Marc-André Roy ainsi que Martin Ayotte et Gilles Bussières.
Cette partie s’inscrit elle aussi dans le livre des records de l’émission : aucune bourse n’est remportée par les participants à l’issue du match. Noël et Larivière inscrivent d’abord une normale qui confirme leur pointage gagnant de 26.
Par la suite, on retourne en bagarre pour une bourse historique de 1 800 $. Éric inscrit une distance de 30 1/8″ (76.5 cm), tandis que Jocelyn tente une vitesse lente et ne monte pas sur le plateau. La formation est battue par Marc-André Roy, qui loge sa balle à 10 pouces (25 cm) de l’objectif et récolte la somme considérable avec son partenaire Dari Cliche.
C’est donc leur deuxième match où leur pointage leur assure la victoire, mais où le facteur bourses s’avère décevant. Étant donné que la grande finale récompense les meilleurs boursiers de la saison, il faut faire vite pour en récolter quelques-unes. Le rêve d’Éric continue !
À la rencontre suivante, le tandem Noël / Larivière parvient à remporter 900 $ de bourses, mais c’est au détriment du pointage. Ils perdent ainsi la rencontre par deux coups. Cependant, même s’il ne revient pas comme champion en titre, Éric n’a pas encore tout à fait fini d’écrire des exploits hors du commun. Détenteur de 1 150 $ de bourses individuelles, il est à égalité en deuxième place avec le vétéran Dari Cliche. Comme ni l’un ni l’autre ne jouera dans les matchs suivants, on doit les départager.
Pour la toute première fois dans l’histoire moderne de quatorze ans du Mini-Putt télévisé, on doit ainsi faire une bagarre pour dissocier les positions finales. Éric loge sa balle à 26 pouces et demi (67 cm) – c’est trop loin, et il le sait. Dari n’oblige même pas l’officiel Claude Allen à ressortir son ruban à mesurer, car il réussit le birdie avec une balle parfaite par la porte avant.
Dari est donc classé deuxième, tandis qu’Éric prend la troisième place au classement.
Si la tendance se maintient, la première équipe de la finale sera donc Noël / Cliche, et la deuxième sera formée de Larivière / Janelle.
C’est effectivement ce qui se produit, car les bourses remportées dans le match ultime ne sont pas suffisantes pour permettre à un autre joueur de se faufiler parmi les trois premières places.
La grande finale voit le deuxième couronnement consécutif de Jocelyn Noël. Éric Larivière et son nouveau partenaire Jacques Janelle lui ont opposé une chaude lutte, mais doivent s’incliner au tout dernier trou.
Serge fait une courte entrevue avec les deux gagnants du match, discute de la performance historique d’Éric Larivière avec Ron Poliseno, puis conclut avec une phrase qui illustre l’optimisme débridé qui anime encore les Propriétaires Associés : « Tant qu’à moi, je vous convie à notre prochaine saison, celle de 2001 – je suis persuadé qu’elle va être passionnante ! »
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